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 raconte moi une histoire

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lanfear
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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 10 Jan - 11:46

Embarassed Laughing  bon n'empêche que t'as le chic pour me mettre des phrases casse pied !  Suspect Razz )


Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et... bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes

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Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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Carrie59
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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 10 Jan - 12:19

(  Razz  Mais tu t'en tires très bien  Cool )

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin !

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Sam 11 Jan - 15:33

(merci  arigato )

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Dim 12 Jan - 8:27

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Mar 14 Jan - 7:23

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées

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Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Mar 14 Jan - 7:48

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 31 Jan - 7:51

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre...

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 31 Jan - 12:12

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Sam 1 Fév - 9:15

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

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Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Sam 1 Fév - 9:43

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Mar 18 Fév - 7:35

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 21 Fév - 12:08

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Mer 5 Mar - 9:25

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Dim 6 Avr - 16:03

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé.



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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Lun 7 Avr - 7:32

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer.

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Lun 7 Avr - 11:23

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Lun 7 Avr - 12:30

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup.

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Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Lun 7 Avr - 13:37

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Jeu 10 Avr - 5:54

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite soeur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa soeur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes

______________________
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La Roue du Temps  de Robert Jordan

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Carrie59
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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 11 Avr - 11:03

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite sœur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa sœur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes. Il n'eut pas à le faire car une ombre derrière lui le fit se retourner et il vit sa mère, immobile et la bouche ouverte, regarder le même spectacle que lui.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 11 Avr - 11:12

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite sœur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa sœur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes. Il n'eut pas à le faire car une ombre derrière lui le fit se retourner et il vit sa mère, immobile et la bouche ouverte, regarder le même spectacle que lui. Elle regarda Eliot, lui prit la main et l'emmena vers la maison. Il ne savait que dire mais elle ne lui posa aucune question, elle se tourna vers lui et lui dit :
-Je me moque de savoir ce que c'est ou comment cela est possible mais viens allons sauver ta sœur

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Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 11 Avr - 11:18

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite sœur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa sœur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes. Il n'eut pas à le faire car une ombre derrière lui le fit se retourner et il vit sa mère, immobile et la bouche ouverte, regarder le même spectacle que lui. Elle regarda Eliot, lui prit la main et l'emmena vers la maison. Il ne savait que dire mais elle ne lui posa aucune question, elle se tourna vers lui et lui dit :
- Je me moque de savoir ce que c'est ou comment cela est possible mais viens allons sauver ta sœur !
Ils coururent à la voiture mais n'eurent pas le temps de démarrer, la police arrivait avec juste derrière eux le père d'Eliot qui sortait de sa voiture affolé.

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Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite sœur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa sœur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes. Il n'eut pas à le faire car une ombre derrière lui le fit se retourner et il vit sa mère, immobile et la bouche ouverte, regarder le même spectacle que lui. Elle regarda Eliot, lui prit la main et l'emmena vers la maison. Il ne savait que dire mais elle ne lui posa aucune question, elle se tourna vers lui et lui dit :
- Je me moque de savoir ce que c'est ou comment cela est possible mais viens allons sauver ta sœur !
Ils coururent à la voiture mais n'eurent pas le temps de démarrer, la police arrivait avec juste derrière eux le père d'Eliot qui sortait de sa voiture affolé.
- Où allez vous ? Que s'est-il passé ?! demanda-t-il
- Nous savons où elle est mon chéri, ne me demande pas comment mais nous savons où et avec qui ! répondit la mère

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Ven 11 Avr - 14:52

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite sœur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa sœur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes. Il n'eut pas à le faire car une ombre derrière lui le fit se retourner et il vit sa mère, immobile et la bouche ouverte, regarder le même spectacle que lui. Elle regarda Eliot, lui prit la main et l'emmena vers la maison. Il ne savait que dire mais elle ne lui posa aucune question, elle se tourna vers lui et lui dit :
- Je me moque de savoir ce que c'est ou comment cela est possible mais viens allons sauver ta sœur !
Ils coururent à la voiture mais n'eurent pas le temps de démarrer, la police arrivait avec juste derrière eux le père d'Eliot qui sortait de sa voiture affolé.
- Où allez vous ? Que s'est-il passé ?! demanda-t-il.
- Nous savons où elle est mon chéri, ne me demande pas comment mais nous savons où et avec qui ! répondit la mère.
- Attendez, Madame, intervint un policier, il faudrait peut-être nous expliquer...
- Je vous en prie, ma fille est en danger de mort ! Pouvez-vous nous conduire au domicile des Durant, vite !

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MessageSujet: Re: raconte moi une histoire   Sam 12 Avr - 13:43

Accroupi dans l'herbe, un jeune garçon brun de cheveux et de peau regardait attentivement quelque chose. Mais la voix tonitruante de son père lui intimant l'ordre de rentrer immédiatement l'arracha à sa contemplation. Probablement encore une corvée qu'il avait oublié. Et de fait, la vaisselle trainait dans l'évier et c'était son tour de la faire, hier c'était sa jeune sœur, Claudia. Un jour il serait libéré de tout ça, mais pour l'instant mieux valait se dépêcher avant d'avoir des ennuis. Quand il eut finit, et profitant que son père somnolait devant la télé, il retourna dehors et reprit son poste d'observation. Les fourmis continuaient leur inlassable labeur, seulement préoccupées par la piste de phéromones qu'elles suivaient. Depuis sa plus tendre enfance Éliot adorait les bestioles de toutes sortes, ça le faisait rêver. Il avait même eu, pendant peu de temps car sa sœur effrayée s'en était plainte, une énorme mygale dans sa chambre ! Mais il avait un projet, construire une petite cabane où il pourrait garder toutes sortes de bestioles, sans jamais craindre d'être découvert. Pour l'heure, il observait de plus près une fourmi et était très intrigué par un détail... Elle restait un peu à l'écart et si il était enclin à croire des choses étranges il aurait dit qu'elle le regardait ! Mais cela était impossible. Il courut bien vite chez lui chercher sa loupe pour voir ça de plus près. En chemin il tomba sur Claudia qui lui demanda où il courrait si vite. Quelle peste celle-là, toujours dans ses jambes. "Mêle-toi de ce qui te regarde" lui dit-il en courant vers sa chambre. Il récupéra sa loupe et retourna dans les bois et la fourmi particulière était toujours là exactement à la même place, de plus en plus étrange. Il l'observa et découvrit ahuri qu'elle avait comme une antenne sur la tête. Il était féru de science fiction mais jamais il n'aurait imaginé être témoin de ce genre de choses ! Une antenne microscopique, relative à la taille de la fourmi, avec des filament qui grésillaient.

- Mais c'est impossible, dit-il !
Et pourtant elle était bien là ! Mais la question était que faisait cette antenne là et pourquoi ? Soudain, un éclair fulgurant zébra le ciel. Et un deuxième, et un troisième.... beaucoup plus proche celui-là ! Il atteignit l'antenne sur la tête de la fourmi... Éliot ne put s'empêcher de fermer les yeux très fort... puis, il se rendit compte que malgré la proximité de l'éclair, il ne ressentait aucune chaleur. La fourmi ne réagissait pas pour l'instant, le petit garçon ne savait que faire, que se passerait-il s'il la touchait ? La fourmi recommença à marcher vers la fourmilière. Les autres fourmis ne semblaient pas remarquer la "différence" de cette fourmi et pour cause, elles ne bougeaient plus, catatoniques. Les éclairs cessèrent, mais une immense trainée de feu apparut dans le ciel, cela ressemblait à une comète et celle ci se dirigeait droit sur Eliot ! Soudain, tout devint blanc, il ne vit plus rien qu'un épais brouillard...Quand il ouvrit les yeux un étrange vaisseau spatial était à quelques mètres de lui.
Malgré la peur qu'il ressentait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que finalement, ça n'arrive pas que dans les films ! Il savait que c'était idiot, mais il ne pouvait s'en empêcher... comme si c'était une simple évidence.
Le brouillard se dissipait et il vit mieux l'engin qui n'était pas si énorme que ça. Il était assez déçu. Il s'en approcha tout doucement mais s'arrêta net quand la porte, enfin disons quelque chose qui ressemblait à une ouverture, s'ouvrit. Une fumée blanche en sortit et des silhouettes étranges apparurent. Et là, malgré cet instant unique et effrayant, il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les silhouettes se figèrent en entendant ce son, le rire d'Eliot redoubla, il ne pouvait s'en empêcher ! C'était des fourmis géantes, affublées de combinaisons multicolores. C'était tellement insolite ! Mais quand il vit leurs visages au travers de la vitre du casque de leurs si bizarres combinaisons, son rire s'étrangla. Ils avaient un visage de fourmi, en plus grand, mais c'était leurs yeux qui étaient extraordinaires... et effrayants ! Ils en avaient 6 en tout et étaient comme des miroirs et quand on s'y mirait, on voyait quelque chose d'effroyable. Ce qu'on y voyait, et qui paralysa le jeune garçon, était la façon dont on allait mourir ! Mais on y voyait aussi le criminel, qu'il soit d'origine humaine ou matérielle.
Une idée germa dans son esprit malgré sa peur, peut-être que le cours des choses pourrait être changé grâce à ces êtres venus d'ailleurs. Il fallait qu'il fasse un essai. Il se mit à la recherche de Maboule, son chat qui était si casse-cou. Il le trouva au sommet d'un arbre essayant de s'emparer d'oisillons laissés seuls. Il avait pensé à son chat, mais finalement, il pourrait faire un essai avec ces malheureux oisillons. Il devait juste trouver un moyen de les mettre en contact visuel avec l'une de ces étranges fourmis. Ce qui était loin d'être simple il faut le dire, la première étape était de les attraper. Il se mit à grimper de branche en branche et atteignit le nid, il se cala contre une grosse branche voisine et les mis dans le sac qu'il avait sur le dos. Il redescendit, prit avec précaution les petits oiseaux effrayés et les posa à terre, juste en face des fourmis spatiales qui attendaient depuis tout à l'heure sans bouger ni prononcer un seul son. Ce que vit alors Eliot représentait les oisillons se faisant manger par un chat, et bien sûr c'était l’œuvre de Maboule. Il faut que je change ça, se dit-il. Il alla chercher son chat mais il n'était pas facile à attraper le bougre.
Une idée lui vint pour faciliter la capture de Maboule, il alla chercher sa gamelle de croquettes dans la cuisine et se mit à la secouer légèrement. Mais Maboule n'arrivait pas, c'était bizarre et surtout inhabituel. Et tout à coup, il entendit des grognements terribles et des piaillements pathétiques. Il se retourna et bien sûr ce que le garçon avait vu était arrivé, Maboule avait dévoré les oisillons et le regardait d'un air placide, les babines encore sanguinolentes. Bon, c'était la nature, tant pis ! Mais Eliot était quand même très contrarié de savoir que cette aptitude à connaitre l'avenir ne servait finalement à rien si on ne pouvait pas changer le destin ! Mais peut-être s'y était il mal pris ? Ou alors il fallait un certain laps de temps pour agir... Quoiqu'il en soit il ne voulait pas abandonner. Tout à ses réflexions, il ne fit pas attention tout de suite au gargouillis étrange qui s'élevait derrière lui. Soudain le gargouillis se transforma en râle, tirant instantanément Eliot de ses pensées. Il se retourna et une vision d'horreur s'offrit à lui : les oisillons ressortaient un à un de la gorge béante du chat, tout meurtris et sanguinolents mais vivants, tandis que le chat hoquetait lamentablement en rendant l'âme.
Drôle de pouvoir ! Finalement il semblerait que si le jeune garçon sauvait une vie il devait en sacrifier une autre. Mais il pourrait peut-être quand même mettre à profit ce pouvoir, par exemple concernant les criminels...Mais de quel droit déciderait il de la vie ou de la mort des autres, quelle terrible responsabilité !

Soudain, tandis qu'Eliot se posait un tas de questions, il entendit un bruit de frein sec sur le trottoir juste en face de chez lui. C'était sa mère complètement affolée, elle rentra en courant dans la maison sans même jeter un coup d’œil au petit garçon. Il la suivit à l'intérieur de la maison, elle était au téléphone et d'après ce qu'il comprit, sa petite sœur Claudia était dans le pétrin. Que lui était il arrivé encore ?! Eliot sentit l'angoisse sourdre en lui, sa mère n'était pas du genre à paniquer facilement. Il entendit prononcer les mots "disparu... école... prévenir police... viens vite !". Il était tétanisé. Impossible ! Cela ne pouvait pas leur arriver ! Le petit garçon étrangement pensa aux fourmis extraterrestres, pourraient elles l'aider ? Il devait essayer. Oui mais comment ? Les fourmis devaient être en contact avec la victime ou le criminel...Mais d'un autre côté il n'avait pas exploré tout le potentiel des ET ! Peut-être que la connexion marchait aussi avec les affaires personnelles de l'un ou de l'autre. Il décida de tenter le coup. Il courut à la chambre de sa sœur et pris son doudou préféré, un vieux lapin en tissu tout difforme et usé. Il retourna dehors et le brandit devant les fourmis venues d'ailleurs. Et le phénomène fonctionna exactement comme si sa petite sœur se trouvait devant les fourmis ! Incroyable ! Mais ce qu'il vit le fit frémir, assister à la mort de sa sœur en direct était terrifiant... Pourtant il vit un détail qui pourrait sûrement lui sauver la vie, maintenant restait à convaincre les adultes. Il n'eut pas à le faire car une ombre derrière lui le fit se retourner et il vit sa mère, immobile et la bouche ouverte, regarder le même spectacle que lui. Elle regarda Eliot, lui prit la main et l'emmena vers la maison. Il ne savait que dire mais elle ne lui posa aucune question, elle se tourna vers lui et lui dit :
- Je me moque de savoir ce que c'est ou comment cela est possible mais viens allons sauver ta sœur !
Ils coururent à la voiture mais n'eurent pas le temps de démarrer, la police arrivait avec juste derrière eux le père d'Eliot qui sortait de sa voiture affolé.
- Où allez vous ? Que s'est-il passé ?! demanda-t-il.
- Nous savons où elle est mon chéri, ne me demande pas comment mais nous savons où et avec qui ! répondit la mère.
- Attendez, Madame, intervint un policier, il faudrait peut-être nous expliquer...
- Je vous en prie, ma fille est en danger de mort ! Pouvez-vous nous conduire au domicile des Durant, vite !
Arrivés devant la maison une angoisse terrible étreignit Eliot, et s'ils étaient arrivés trop tard ?! Il vit dans les yeux de ses parents la même peur... Ils se dirigèrent lentement vers la maison et à ce moment là la porte s'ouvrit à la volée.

______________________
Alors les Ténèbres se lèveront sur le monde, n'épargnant aucun pays jusque dans ses territoires les plus reculés, et il n'existera plus nul part de Lumière ni de havre de paix. Accomplissant la prophétie, celui qui naîtra de l'Aube-le fils de la Promise-tendra les mains pour se saisir des Ténèbres, et le monde criera de douleur, car le salut n'est que souffrance. Gloire au créateur, à la Lumière et à celui qui renaîtra un jour. Et que la Lumière nous protège de ses œuvres.

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